Le gouvernement français a mis en place une taxe sur les petits colis le 1er mars pour limiter l’importation de produits bas de gamme. En attendant la génération de la taxation à l’échelle européenne le 1er juillet, la fast-fashion transite par le Benelux et le porte-monnaie des consommateurs français est, pour l’instant, préservé.
Deux euros de taxe pour les petits colis importés en France, trois euros supplémentaires prévus aux frontières de l’Union européenne dans un mois. La guerre contre la fast-fashion est déclarée. Une première bataille est déjà perdue par le gouvernement français, la plupart des colis ciblés échappant à la nouvelle taxe du 1er mars. Avant de rejoindre la France, ils passent désormais par d’autres États européens comme la Belgique. Législation européenne oblige, les produits circulant à l’intérieur du marché commun ne peuvent pas être soumis à des restrictions imposées par un État-membre sans l’accord des autres.
Si la taxe européenne remplit sa mission à partir de juillet prochain, elle pourrait bien pénaliser les économies des consommateurs de l’Union européenne. Prévue pour limiter l’import de produits aux prix cassés, la fast-fashion étant particulièrement ciblée, la mesure vise clairement à détourner le consommateur sous la contrainte à acheter des vêtements issus du commerce local, mais plus cher. Les personnes à faible revenu et jeunes sont les plus férus d’habits et d’accessoires issus de la fast-fashion.
Taxer la fast-fashion revient à taxer indirectement des personnes en situation de précarité, davantage concernées par une crise économique mondiale qui émerge à bas bruit, causée par la guerre menée par les États-Unis et Israël en Iran.
Par Antonin Verdot
Pour aller plus loin sur notre dossier du mois consacré à la fast-fashion, consultez les articles de nos rubriques (les rubriques non concernées par l’article) sur notre blog.
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