Professeur particulier de batterie, David Misiti partage son expérience au sein de l'enseignement et de la musique. Pendant longtemps monteur de concerts, il nous éclaire aussi sur ce métier méconnu mais précieux.
Peux-tu te présenter et expliquer ton parcours en quelques mots ?
Je m’appelle David Misiti. Je suis professeur particulier de batterie, et j’ai aussi travaillé pendant de nombreuses années dans le montage et le démontage de scènes de concert.
J’ai commencé la batterie à 18 ans, j’ai pris une année de cours puis j’ai continué en grande partie en autodidacte. Assez vite, j’ai intégré des groupes et j’ai passé environ quinze ans à jouer en tant que musicien, avec tout ce que cela implique. J’ai aussi travaillé pendant une quinzaine d’années dans les coulisses des concerts, comme monteur et démonteur de scènes, notamment pour de grands spectacles. Après l’arrêt de mon groupe, je suis aussi retourné travailler à l’usine pendant un temps avant de vraiment commencer à donner des cours de batterie et c’est l’activité que j’exerce le plus aujourd’hui.
Tu as exercé plusieurs activités autour de la musique, comment les décrirais-tu ?
J’ai fait plusieurs choses, mais toujours autour de la musique. J’ai été musicien en groupe, j’ai travaillé dans le montage et le démontage de scènes de concert, et aujourd’hui j’enseigne la batterie. Ce sont des activités différentes, mais elles sont toutes liées. À chaque fois, il s’agit de travailler dans la musique, mais pas forcément de la même manière. J’ai simplement suivi les opportunités et les projets au fil du temps.
Si tu devais résumer ton parcours, qu’est-ce que tu dirais ?
C’est surtout une histoire de passion. Mais, comme je vis de ma passion, c’est une passion qui demande du travail, de la persévérance et une certaine lucidité. Il faut s’accrocher, se donner les moyens et accepter certaines parties plus difficiles. On peut aimer profondément ce qu’on fait tout en gardant les pieds sur terre, parce que la musique reste un milieu compliqué.
Pourquoi avoir choisi la batterie plutôt qu’un autre instrument ?
J’ai toujours été attiré par la batterie donc c’était assez naturel. J’ai essayé d’autres instruments au fil du temps, comme le synthétiseur. J’ai aussi essayé l’harmonica à un moment, notamment parce que c’est un instrument qu’on peut mettre dans sa poche, alors que quand on est batteur, il faut sans cesse monter et démonter son instrument, le transporter, et ce n’est pas toujours simple, même quand on a de l’aide. Et puis, il faut dire que l’harmonica reste assez technique aussi et que c’est encore plus difficile d’en vivre que la batterie. Mais je reviens toujours à la batterie. Je pense que c’est aussi là que j’ai le plus de talent. C’est l’instrument avec lequel je me sens le plus à l’aise.
Comment décrirais-tu aujourd’hui ton rapport à la batterie : plaisir, discipline, travail ?
C’est un mélange des trois. C’est un travail, parce qu’il faut en vivre, parce que même quand on est passionné, il faut bien manger. Aujourd’hui, je suis reconnaissant de pouvoir vivre de la batterie. Il y a aussi beaucoup de discipline. Enseigner demande un travail qu’on ne voit pas forcément : préparer les cours, choisir des morceaux adaptés, réfléchir à ce qui conviendra à tel élève plutôt qu’à un autre, préparer des partitions. Même s’il m’arrive d’improviser une séance, je sais où j’en suis avec la personne à qui je donne le cours et ce dont je parle. Et bien sûr, il y a le plaisir. La passion pour la batterie est toujours là et les métiers liés à la musique, de toutes façons, restent, pour moi, des métiers de passion avant tout.
C’est clairement un instrument physique mais pas juste au sens « bourrin » parce que si on joue sans maîtrise, ça finit par se voir et coincer. Il y a aussi une dimension mentale, notamment liée au rythme, parce que même si la batterie ne fonctionne pas vraiment avec des gammes ou des notes au sens classique, contrairement à d’autres instruments, il y a beaucoup de rythmes. Et tout se cale sur le rythme.
Tu as fait partie de plusieurs groupes de musique au fil des années. Comment ces projets sont-ils nés ?
La plupart du temps, ça s’est fait assez naturellement. On ne se dit pas forcément : « je vais créer un groupe ». On a surtout envie de jouer ensemble, de partager quelque chose.
Un groupe, au fond, c’est juste plusieurs personnes passionnées qui se retrouvent et qui jouent, qui se retrouvent autour de la musique. Ce n’est pas toujours un projet très réfléchi au départ, ça se construit en jouant, en répétant, en avançant.
Quand un groupe ne rencontre pas de succès médiatisé, est-ce que ça change quelque chose dans la manière de vivre la musique ?
Ça dépend de ce qu’on appelle le succès. Quand je parle de succès, je parle surtout de quelque chose de très concret : est-ce que ça permet de vivre, est-ce que ça permet de manger. Dans mon parcours, j’ai fait partie de plusieurs groupes, mais il n’y en a qu’un seul qui m’a réellement permis de vivre, qui m’a fait manger. Après, le succès médiatique et le fait de pouvoir vivre de sa musique, ce sont deux choses différentes. On peut tourner, enregistrer, jouer régulièrement, sans être connu du grand public. Tant qu’on est identifié dans un certain milieu, auprès d’un certain public, c’est possible. Par contre, au bout d’un moment et même quand ça fonctionne sans vraiment « percer », on peut aussi avoir l’impression d’avoir fait le tour. C’est d’ailleurs pour ça que, de mon côté, j’ai fini par arrêter de jouer en groupe : ça avait marché jusqu’à un certain point (pas au sens médiatique du terme) et j’avais le sentiment d’être arrivé au bout de quelque chose, de m’être un peu usé.
Est-ce que tu vois ces expériences comme des échecs ou plutôt comme des étapes ?
Je ne les vois pas comme des échecs de la vie. On peut très bien ne pas percer et pourtant garder le goût de la musique et de son instrument. Ce n’est pas parce qu’un projet ne débouche pas sur une carrière visible qu’il n’a pas de valeur. Parfois, ça oblige simplement à se diriger vers autre chose, à trouver une autre activité pour vivre, tout en continuant la musique à côté. Beaucoup de musiciens font ce choix-là. J’ai vu, par exemple, des jeunes batteurs très bons techniquement se rendre compte que vivre uniquement de la musique serait trop compliqué et décider de garder ça comme un loisir.
Qu’est-ce que le travail en groupe t’a apporté plus que tu n’aurais pas appris seul ?
Pour moi, jouer en groupe est presque une évidence, surtout quand on est batteur. La batterie est instrument d’accompagnement, comme la basse. Elle accompagne souvent la voix ou les autres instruments. Jouer seul, ça a finalement peu de sens dans mon cas. C’est assez rare qu’on écoute uniquement de la batterie.
Selon toi, pourquoi tant de projets musicaux n’aboutissent-ils pas malgré l’investissement et la passion ?
Déjà, il faut accepter le fait qu’on n’a jamais aucune garantie. Même avec beaucoup de passion et beaucoup de travail, rien n’est assuré. On peut aller loin, voire très loin, avec du travail mais chaque année en tant que musicien ou intermittent du spectacle, on repart un peu de zéro. Le style de musique ne plaît pas forcément à tout le monde, il faut réussir à convaincre, il faut un certain niveau, du travail, du talent mais surtout beaucoup de persévérance. Et puis il y a des époques plus favorables que d’autres. Certains styles ont connu des périodes où ils étaient plus visibles, plus soutenus. Aujourd’hui, j’ai l’impression que tout est plus fermé, en tout cas concernant le monde de la musique. Quand on monte un projet, on se retrouve aussi à porter un peu toutes les casquettes : créer, répéter, organiser, communiquer, trouver des dates et contrats, gérer l’administratif… et puis c’est juste trop compliqué pour certains ou à certaines périodes.
Comment définirais-tu aujourd’hui la « réussite » pour un musicien ?
Je n’utilise pas vraiment le mot « réussite ». Pour moi, l’essentiel, c’est de pouvoir continuer à faire de la musique, avec passion, tout en faisant face à la réalité économique, pas d’être riche mais de pouvoir vivre, de manger, se tenir dans le temps... Quand on aime ce qu’on fait et qu’on arrive à rendre un peu plus stable la vie dans un milieu qui ne l’est pas.
Est-ce que la passion suffit encore pour vivre de la musique ?
Je pense que la passion seule n’a jamais suffi. Il en faut, bien sûr, mais aussi du travail, de la rigueur, de la persévérance. Pas seulement pour maîtriser son instrument mais pour tout ce qui va autour. Le relationnel est très important aussi : si on ne donne pas envie aux gens de travailler avec nous, de nous rappeler, de nous faire confiance, ça ne fonctionne pas.
As-tu l’impression que le milieu musical est devenu plus accessible ou plus précaire ?
Le milieu musical a toujours été précaire. On ne gagne pas toujours beaucoup, on a peu de reconnaissance et il faut composer avec ça. En France, on a quand même la chance d’avoir le statut d’intermittent du spectacle, même s’il est exigeant et parfois difficile à obtenir ou à renouveler, contrairement à ce qu’on pense. Ce n’est pas un revenu automatique : il faut justifier d’un certain nombre d’heures, de spectacles, refaire de la paperasse chaque année.
En quoi consiste concrètement ton travail de monteur et démonteur de scènes de concert ?
Mon travail, c’est vraiment le montage et le démontage du matériel, au sens concret : installer, porter, assembler, brancher, vérifier et tout replier ensuite. Je ne suis pas sur la partie mise en scène, costumes ou scénographie artistique. Sur les très gros shows, on est sur une organisation gigantesque. J’ai travaillé plusieurs fois pour Mylène Farmer et là c’est une vraie fourmilière, en gros : 500 personnes, 150 camions, pour quelques soirées, quelques heures par soir mais qui seront vues par des stades remplis de personnes venues voir un spectacle. Sur ce type de production, le montage peut durer plusieurs jours, parfois jusqu’à une semaine parce que les plus gros artistes viennent avec leur propre scène et tout un dispositif de show. Ce n’est pas « juste » un concert, c’est une machine énorme à faire tourner. C’est très physique. On porte du lourd, on manipule des plaques et des éléments volumineux, parfois à plusieurs et il faut être efficace, coordonné, et précis. Il faut mettre chaque chose au bon endroit, il y a un ordre, une logique, des branchements, des emplacements… Ce n’est pas un travail qu’on improvise.
À partir de quand commence vraiment un concert pour toi ?
En tant que monteur/démonteur, je n’ai pas vraiment un « moment » où je me dis « là, ça y est, le concert commence ». Le concert commence réellement quand les artistes entrent sur scène devant les spectateurs et le reste, finalement, c’est de la préparation. En tant que musicien, c’est différent. Le concert, parfois, j’ai l’impression qu’il ne commence jamais vraiment… parce qu’il y a des soirs où tu joues dans un bar, dans une salle et tu sens que le public n’est pas là, ou qu’il n’écoute pas, ou que l’ambiance ne prend pas. Et puis il y a des soirs où, au contraire, ça commence très tôt : dès qu’on t’annonce la date, dès que tu sais que tu sais que tu vas jouer. Il y a l’excitation, la préparation, l’envie, etc.
Quel est l’aspect le plus méconnu du métier de technicien/monteur ?
Je pense que ce qui est le plus méconnu, c’est l’ampleur réelle de ce que ça représente, surtout sur les gros shows. Les gens voient un spectacle « fini », propre, fluide… mais avant, à côté et après, c’est une organisation énorme et un travail très physique pour beaucoup de personnes. On ne se rend pas compte de ce que ça fait au corps, de la fatigue, de l’usure. Il y a aussi une dimension technique qu’on sous-estime : il faut comprendre comment les choses s’installent, comment elles se branchent, où elles doivent être et pourquoi. Et souvent, ceux qui font ce travail ont déjà un lien avec la musique : beaucoup sont musiciens, anciens musiciens ou viennent du milieu artistique. Et puis j’ai vu une évolution : avant, on pouvait parfois rester et regarder une partie du spectacle. Aujourd’hui, c’est plus fermé. On est davantage mis à l’écart, parfois même avant la première partie. C’est un peu paradoxal : on participe à quelque chose de très grand mais on reste invisible jusqu’au bout.
Est-ce une pression particulière de savoir que tout repose sur un travail qui ne se voit pas ?
Pas tant que ça, parce que tout est très encadré. Il y a des responsables pour chaque domaine, des vérifications tout le temps. Donc ce n’est pas « tout repose sur moi ». On sait dès le départ qu’on n’a pas le droit à l’erreur et s’il y a une erreur, elle est vite repérée et réglée. Et puis au bout d’un moment, on a l’habitude.
As-tu déjà vécu une situation critique ou imprévue en coulisses ?
Il y a toujours des imprévus, mais souvent ce sont des choses du quotidien du spectacle : un camion en panne, du matériel qui manque, des ajustements à faire au dernier moment. Dans ces cas-là, il faut trouver une solution vite : louer, remplacer et toujours s’adapter. Côté musiciens, il y a aussi les accidents classiques. Une corde de guitare qui casse, par exemple. Ce n’est pas dramatique parce que c’est fréquent et ça se règle vite. Pour les batteurs, l’idée, c’est de ne pas se retrouver coincé : avoir du matériel de secours, parce qu’on n’est jamais à l’abri d’une casse comme pour les baguettes ou la caisse claire. On prévoit en avance et l’expérience fait qu’on sait réagir.
Qu’est-ce qui t’a donné envie d’enseigner la batterie ?
Ça s’est fait assez naturellement. À un moment, j’ai eu le sentiment d’avoir fait le tour de certaines choses en groupe. J’ai beaucoup bougé, j’ai vu beaucoup de monde, j’ai joué dans beaucoup de contextes. Et j’avais déjà eu une petite expérience d’enseignement, même si ce n’était pas énorme. Surtout, pour moi, la musique, ça fonctionne beaucoup par projets. On fait ce métier parce qu’on a des projets. Monter mon activité d’enseignement, construire quelque chose autour de la musique, c’était un projet en soi. Et c’est aussi un moyen de rester dans la musique, de continuer à vivre avec elle.
Est-ce que tu adaptes ta méthode selon les élèves ?
Oui, complètement. J’ai des élèves très différents : âges, niveaux, objectifs, rythme de vie. Je dis en rigolant que j’accueille des gens « de 7 à 77 ans », et c’est assez vrai. Les cours peuvent durer de 45 minutes à deux heures, selon les profils. J’adapte aussi les supports. Ces dernières années, j’ai fait évoluer ma façon de travailler : au début, j’étais très sur les partitions papier. Aujourd’hui, c’est plus dématérialisé et c’est pratique : avec un logiciel, je peux envoyer des partitions, et l’élève peut travailler plus facilement chez lui. Je fais aussi des choses plus ludiques quand il faut, surtout avec les plus jeunes : des jeux, des approches différentes, et même des instruments de percussion plus accessibles pour entrer dans la rythmique comme le djembé.
Comment accompagner un élève qui doute ou qui pense ne pas être « fait pour ça » ?
Déjà, il faut reconnaître qu’il y a en effet des élèves très doués, avec un vrai talent, et d’autres pour qui c’est plus difficile mais ce n’est pas grave : on adapte. Il y a des manières différentes d’apprendre, des rythmes différents, des objectifs différents. L’important, c’est de trouver ce qui convient à la personne. Et parfois, très honnêtement, les gens ont juste besoin de parler. Je plaisante en disant que je vais ajouter « psychologue » sur mon panneau, mais il y a un fond de vrai : il y a des moments où un élève vient avec une fatigue, un stress, une baisse de motivation. On écoute, on ajuste et ça repart souvent. Faire une pause peut aussi être une bonne solution. Ce n’est pas rare ! Parfois il faut un petit coup de pied aux fesses, un encouragement, mais si on sent que ça ne correspond pas du tout, il ne faut pas forcer. Je vois parfois des parents qui forcent et ça devient contre-productif. De toute façon, je ne force personne : je ne fais pas payer un forfait à l’année et je préfère que les gens viennent parce qu’ils ont envie. Sinon, ça n’a pas de sens.
Enseigner la musique, est-ce aussi transmettre une certaine vision du monde ?
La question m’a surpris, parce que je n’ai pas l’impression de transmettre une « vision du monde » au sens direct mais je pense que, forcément, on transmet quelque chose d’autre que de la technique. On partage des moments, une manière de travailler, une énergie. Et puis je fais aussi découvrir des époques, des morceaux qui viennent de ma génération, pas seulement des titres très actuels même si je m’adapte et j’essaye d’écouter ceux que j’ai en face de moi. Il y a un échange humain, social et ça dépasse la batterie. C’est le principe même d’un cours : on apprend mais on partage aussi.
Est-ce que ton parcours influence ce que tu dis (ou ne dis pas) à tes élèves sur le(s) métier(s) ?
Oui. Je fais attention à être encourageant, mais je ne veux pas mentir. Quand un élève imagine en faire son métier, je ne vais pas lui faire croire que c’est facile. Il y a du travail, de la persévérance, et des réalités économiques. Et mon parcours, forcément, a influencé ma manière de jouer… et donc, par extension, ma manière d’enseigner.
As-tu parfois l’impression de porter plusieurs identités professionnelles ?
Non, pas vraiment. J’ai l’impression d’être la même personne. Je suis un mélange de tout ce que j’ai fait : musicien, technicien, enseignant. Tout ça m’a façonné mais je n’ai pas l’impression de changer complètement de « personnage » selon les contextes.
Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui veut se lancer dans la musique aujourd’hui ?
Je dirais : vas-y, évidemment. Mais n’oublie pas que c’est beaucoup de travail et parfois peu de reconnaissance. Il y a cette phrase qu’on entend souvent après un concert : « c’est cool ce que tu fais… mais tu fais quoi sinon dans la vie ? ». Ça résume assez bien le monde des gens de la musique. J’essaye de toujours rappeler qu’au début, il faut tout faire : création, répétitions, communication, trouver des dates, gérer parfois l’administratif, les déclarations… et qu’il faut être prêt à porter plusieurs casquettes.
Il y a-t-il un moment de ton parcours dont tu es particulièrement fier ?
Je dirais qu’il y a deux périodes importantes pour moi. La première, ce sont mes quinze années de concerts professionnels : les scènes, les rencontres artistiques, les partages avec d’autres musiciens. Il y en a beaucoup trop pour tous les citer mais ce sont des moments très forts, qui m’ont construit humainement et musicalement. La deuxième, c’est FreeDrum. C’est quelque chose de plus personnel, presque intime, c’est mon « bébé ». Il y a aussi de très belles rencontres humaines, comme celles que j’ai pu faire avec certains élèves. Ce n’est pas la même fierté que celle de la scène, mais elle est tout aussi importante.
Comment imagines-tu la suite, personnellement et professionnellement ?
Je ne me suis jamais vraiment posé la question de la suite. Disons que j’espère surtout être en bonne santé pour pouvoir continuer à vivre de ma passion, à faire de la musique et à partager des moments musicaux avec d’autres musiciens. Si je peux continuer comme ça, en vieillissant bien, en restant actif et entouré de musique, ça me va très bien.
Interview réalisée et transposée par Manon D.-H.
Pour aller plus loin sur notre dossier spécial du mois consacré au secret, consultez les articles de nos rubriques Relations internationales, société et culture sur notre blog.
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